(Ca,Na)(Al,Si)₄O₈ • Dureté 6 à 6,5 • Système Triclinique
| Propriété | Valeur |
|---|---|
| Formule chimique | (Ca,Na)(Al,Si)₄O₈ |
| Dureté (Mohs) | 6 à 6,5 |
| Système cristallin | Triclinique |
| Couleur | Gris foncé avec reflets iridescents |
| Trait | Blanche |
| Éclat | Vitreux à nacré |
| Densité | 2,69 à 2,72 |
| Cassure | Irrégulière |
| Principaux gisements | Canada, Finlande, Madagascar, Ukraine |
La labradorite est un feldspath plagioclase qui cristallise dans les roches ignées basiques comme les gabbros et les basaltes. Son phénomène optique caractéristique, la labradorescence, résulte de la diffraction de la lumière par des lamelles d'exsolution submicroscopiques (alternance de couches de bytownite et d'oligoclase) formées durant le refroidissement lent du magma.
La labradorite est un plagioclase intermédiaire (An50-An70) formé dans les roches plutoniques et métamorphiques. Elle compose une part significative de l'anorthosite, une roche presque entièrement constituée de plagioclases. Les plus grands massifs d'anorthosite se trouvent au Labrador, en Norvège et à Madagascar.
Découverte en 1770 sur l'île Paul au Labrador (Canada) par le missionnaire morave Adolphus, elle fut d'abord prise pour une pierre magique par les Inuits qui croyaient qu'elle contenait les aurores boréales piégées. Elle fut décrite scientifiquement pour la première fois par le minéralogiste tchèque Abbé Poda en 1780.
La qualité d'une labradorite pour collection se juge à l'intensité, à l'étendue et à la diversité chromatique de sa labradorescence. Les spécimens affichant un spectre complet (bleu, vert, or, orange, rouge) sont appelés « spectrolite » et proviennent exclusivement de Finlande. Les pièces malgaches offrent un excellent rapport qualité/prix.
Pour une présentation détaillée de cette espèce et de ses propriétés complètes, consultez le fiche complète de la labradorite.