Conichalcite
L’arséniate de calcium et de cuivre d’un vert vif, en croûtes botryoïdales des chapeaux de fer.

Conichalcite
Arséniate de calcium-cuivre hydroxylé · CaCu(AsO₄)(OH)
- Province
- Arséniates
- Formule
- CaCu(AsO₄)(OH)
- Système
- Orthorhombique
- Dureté
- 4,5 / 10 — échelle de Mohs
- Couleur
- Vert vif à vert-jaune
- Éclat
- Vitreux à gras · translucide
- Gisements
- Tsumeb (Namibie), Mexique, Arizona, Espagne
À ne pas confondre avec — la malachite (carbonate, effervesce à l’acide) et l’austinite (pôle zinc, plus pâle) ; les croûtes botryoïdales vert vif et la présence d’arsenic orientent vers la conichalcite.
Un arséniate de zone d’oxydation
La conichalcite est un arséniate secondaire de calcium et de cuivre, qui se forme dans les zones d’oxydation des gîtes cuprifères arseniés. Elle y tapisse la gangue de croûtes botryoïdales et rognons d’un vert vif à vert-jaune très reconnaissable.
Elle forme une série avec l’austinite, son pôle zinc. Les gîtes de Tsumeb, en Namibie, et de l’Ouest américain en fournissent de beaux échantillons. Petite mais colorée, elle est appréciée des collectionneurs d’arséniates de cuivre.
Questions du voyageur
Conichalcite ou malachite ?
Les deux sont vertes et liées au cuivre, mais la malachite est un carbonate qui effervesce à l’acide, tandis que la conichalcite est un arséniate qui ne pétille pas. Le contexte de gîte arsenié aide aussi à trancher.
La conichalcite est-elle toxique ?
Elle contient de l’arsenic et du cuivre. En spécimen de vitrine elle est sans danger ; on évite simplement d’en inhaler la poussière ou de la porter à la bouche, et l’on se lave les mains après manipulation.
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